Skógafoss - road trip en Islande

Sur les gravel roads pour rejoindre Seljalandsfoss et Skógafoss

Si vous n’êtes en Islande qu’une semaine, il sera compliqué de faire un road trip  complet dans l’intégralité du pays. Par contre, il y a de fortes chances que vous puissiez profiter de Reykjavik, du cercle d’or (2 articles à venir) et de la côte Sud jusqu’à Vik ou Vestrahorn. Il y a déjà tellement de points d’intérêt et de choses à voir dans ses régions. A notre rythme, nous avons été de surprises en surprises tant chaque kilomètre amène son lot de paysages étonnants.

Sur les gravel roads pour rejoindre la ferme de Keldur

Même si à la mi-mai, la grande majorité des routes sont fermées à cause de l’enneigement ou des torrents provoqués par la fonte des neiges, nous avions une grande envie de quitter la route 1. Cette route est également appelée route circulaire. En effet, c’est celle qui permet de faire un tour complet de l’île. Sans la quitter, il y a déjà de très nombreuses choses à voir. Cinq minutes de marche, ou seulement 100 mètres très souvent, suffisent à rejoindre un point d’intérêt depuis le parking.

Toutefois, il y a aussi une infinité de paysages à découvrir sur les autres routes, très souvent recouvertes de graviers, fuyant vers l’intérieur du pays. En effet, en Islande, les paysages changent sans cesse à chaque kilomètre et bien souvent à chaque virage. Ainsi, le site road.is est vite devenu notre meilleur ami. Il présente l’état du réseau routier sur l’ensemble de l’Islande à l’aide de cartes et de très nombreuses webcams. Nous avons pris l’habitude de guetter au fil de notre avancée la moindre route qui délaisserait sa couleur rouge pour passer au jaune ou au vert ! Surtout que voir autant de routes encore fermées étaient vraiment frustrant en empêchant de combler notre besoin de partir à l’aventure !

Ainsi, dès qu’une route était ouverte, nous étions souvent gagnés par l’envie d’aller y faire un tour. Or ce matin-là, celle menant à la ferme de Keldur est justement ouverte. Il est donc venu temps de parcourir notre premier long trajet sur une gravel road. Bon, nous étions pas trop inquiets avec notre énorme 4×4 et ses pneus cloutés. La ferme est donc atteinte sans aucun soucis. D’autant plus qu’il y a quasi personne ! A tel point qu’on se demande quelquefois si nous sommes bien sur la bonne route ! La ferme a un certain charme avec son ruisseau qui va se jeter dans la rivière Rangà et des reliefs en arrière plan. L’originalité de cette habitation est qu’il s’agit d’une des plus anciennes fermes médiévales à toit en gazon. A côté de la ferme se trouve une église en bois colorée datant de 1875.

Néanmoins ce qui nous a le plus plu dans cette journée c’est de divaguer sur les gravel road, en s’arrêtant à chaque croisement pour savoir quelle route prendre… ou faire demi-tour quand une barrière fermée la route. Place à l’improvisation donc ! C’est ainsi que nous nous sommes aperçu à quel point l’eau est partout. Le moindre relief a une cascade, plus ou moins grande, s’écoulant sur ses pentes. Parfois, on a des alignements de cascades réguliers tous les 100 à 300 mètres sur plusieurs kilomètres.

Avant de reprendre la route, totalement au milieu de nulle part, nous avons décidé sur un coup de tête de grimper une petite colline isolée au milieu d’une plaine pour y observer la vue. En 10 minutes de marche, nous avons découvert un panorama exceptionnel que nous n’imaginions pas depuis la plaine. Un immense désert noir de graviers, des sommets enneigés et au loin la mer. On a pris conscience en voyant les très larges ponts enjambant le champ de gravier, qu’à d’autres saisons la fonte des neiges doit être tellement forte que tout cela donne peut être naissance à un immense lac éphémère. D’ailleurs, une fois descendu, pour se balader dans ce désert noir, il y a eu deux écoles parmi nous. Traverser de pierre en pierre les petits cours d’eau ou quitter ses chaussures et pantalons pour traverser rapidement. Les autres me disaient que j’étais fou mais la température douce était largement favorable à cette expérience… à condition de ne pas laisser trop longtemps ses pieds dans l’eau glaciale.

A la découverte de notre 1ère grande cascade islandaise : Seljalandsfoss

Depuis notre promontoire totalement isolé, on devinait à plusieurs kilomètres vers l’Est une probable cascade. En effet, c’était Seljalandsfoss. Une cascade très célèbre car on peut en faire le tour en passant terrière la chute d’eau. Ainsi, elle offre un angle de vue impressionnant et très prisé des photographes. Malheureusement pour nous, la météo n’offre pas le plus beau ciel et la meilleure lumière pour bien la mettre en valeur. Quoiqu’il en soit, il est facile de l’observer car ses eaux tombent de 65 mètres à seulement 200 mètres de la route circulaire.

Une nuit avec Skógafoss comme berceuse

En reprenant la route un petit peu, on atteint Skógafoss. Cette autre chute d’eau tombe de 62 mètres sur une largeur de 25 mètres. Elle est donc très impressionnante. Ce qui est aussi remarquable, c’est le fait de pouvoir aller à son sommet à l’aide d’un escalier sur le côté. Un promontoire permet vraiment de l’observer sous un angle intéressant. Une fois en haut, il est même possible comme nous de longer la rivière Skóga sur plusieurs kilomètres pour en admirer les rapides.

En redescendant, on s’est aperçu que le pied de la cascade est en fait un camping. Nous avons donc profité du terrain pour monter nos tentes, manger, jouer au frisbee et surtout prendre une douche brûlante au souffre ! Heureusement que nous nous sommes bien reposé car l’improvisation du lendemain nous a amené à faire plus de 25 kilomètres à pied entre la recherche d’un avion abandonné, la côte de Vik, la Cascade Svartifoss et les glaciers autour de Skaftafell ! D’ailleurs, on en a déjà un avant-goût : l’arche de Dyrhólaey est visible depuis le sommet de Skógafoss.

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Mickaël Jacinto
contact@travelsandfriends.com

Voyageur régulier souhaitant partager avec vous les images et récits de ses aventures aux 4 coins du monde !

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