Seltùn - road trip islande

La péninsule de Reykjanes, premiers pas en Islande

Pour débuter notre road trip en Islande, au lieu de fuir directement comme beaucoup vers la capitale ou le Sud Est du pays, nous avons décidé de faire un tour dans la péninsule de Reykjanes. Même si l’aéroport de Keflavik se trouve dans le nord de cette zone. Il est fréquent que les touristes oublient de partir à sa découverte. Mais bon nous avons deux semaines complètes pour faire le tour de l’Islande, donc nous avons largement le temps 🙂 Et pour être franc, nous sommes parti sans trop nous préoccuper de ce qu’il y aurait à voir sur place. J’ai décidé le programme de la journée le matin même dans l’avion. Tout le voyage s’est fait au jour le jour, voir heure par heure.

La péninsule de Reykjanes est marquée par sa forte activité géologique…

Ce qui est certain c’est qu’en posant nos premiers regards sur l’île depuis le hublot de la l’avion, nous sommes déjà totalement dépaysés. En effet, la péninsule de Reykjanes est l’une des régions les plus récentes de l’île. Ainsi elle est quasi recouverte de coulées de lave figée. Elles forment un paysage très accidenté et paraissant impénétrable. La végétation est encore peu présente. Tout cela parait tellement immense ! L’Islande est vraiment un désert ! Au printemps, il est très rare de croiser d’autres touristes, même sur les principaux points d’intérêt ou dans les campings.

La péninsule de Reykjanes est si jeune car elle est en plein sur la faille médio-atlantique. Cette faille apparait même de manière terrestre. Nous avons pu y marcher et toucher symboliquement la plaque nord américaine et la plaque européenne, séparées uniquement de quelques mètres. Le Pont entre deux Continents permet de prendre de la hauteur sur la faille. Une faille qui s’élargit de 2 cm chaque année.

Mais c’est à Seltùn que l’activité géologique est la plus flagrante. Nous avons pu y approcher nos premières fumerolles et mares de boues bouillantes. Normal quand la température à 1 000 mètres de profondeur s’élève à 200 °C ! Toutefois c’est aussi l’odeur qui marque l’esprit : ça sent énormément l’œuf pourri, ou plus précisément le souffre ! Une odeur à laquelle il faut s’habituer en Islande puisque l’eau dans les douches a toujours un léger parfum de souffre. Parfois c’est la nourriture, même la viande, qui en a le goût.

En slalomant entre les fumerolles, il est possible de monter sur un point de vue qui permet d’observer cet espace au sol multicolore. Le panorama est également marqué par deux lacs. Graenvatn est un petit lac dont les algues donnent une couleur verte très prononcée. Le lac de Kleifarnvatn est lui beaucoup plus grand, plus sombre. Tout comme sa plage de sable noir. Il est surtout plus profond (97 mètres) car il comble une faille. D’ailleurs pour vous montrer à quel point l’Islande est une « terre vivante », ce lac suite à des séismes voit souvent son eau partir dans le sol. Ainsi le lac se vide. Comme ce fût le cas en 2000.

Un autre point d’eau est très célèbre dans la péninsule de Reykjanes, c’est le Blue Lagoon. Mais je vous en reparlerai plus en détail prochainement de la source d’eau chaude incontournable de l’Islande.

… et la mer !

On dit souvent que l’Islande est la terre du feu et de la glace ! Mais c’est aussi la terre de l’eau tout simplement. L’eau inonde l’île de toute part. Et comme toute terre insulaire, la mer y a une grande importance. La péninsule possède par exemple l’un des plus beaux phares du pays à Gardur, à l’extrémité Nord Ouest de la péninsule. Sa situation sur une pointe de terre, le détachant de la côte, fait de lui un excellent sujet de photo. En outre, un bateau a été placé sur le sol et on peut monter dedans. Parfait pour rejouer la célèbre scène de Titanic sur sa proue !

Le rendez-vous avec la mer peut aussi se faire tout le long de la côte bien sûr. On s’est ainsi arrêté à plusieurs reprises. Mais ce sont surtout les falaises d’Hafnaberg qui valent le coup d’oeil. Par contre, il faut un peu activer ses jambes. Rien de mieux après un vol de 4h ! Il faut compter plus de 40 min pour rejoindre le bord de mer depuis le parking. Un chemin est légèrement tracé dans ce paysage lunaire de roche et de poussière. On est surtout guidé par les différents cairns. On a l’impression que ce désert n’en finit pas. On a même hésité à faire demi tour, tellement à chaque pas on avait l’impression que l’horizon et la côte s’éloignaient toujours plus. Mais une fois arrivés, comme toujours durant notre voyage, nous avons pu nous retrouver totalement seuls et se reposer allongés dans l’herbe. Bercés par le claquement des vagues sur la falaise et les cris des nombreux oiseaux. Des oiseaux qui profitent de chaque recoin dans la roche pour y faire leur nid. Les points blancs sur les photos sur la roche noire de la falaise sont bien des fientes d’oiseaux…

Enfin, après avoir passés la journée à rouler sur la périphérie de la péninsule de Reykjanes, nous avons décidé de camper à Strandarkirkja. Le moment de vérité approche donc. Nous allons enfin savoir si nos duvets sont suffisamment chauds. En effet, car au mois de mai, les nuits sont fraîches entre -5 et 2°C. Pour se réchauffer, nous avons fait un petit tour vers la belle église en bois du village. Mais comme par hasard, un petit bar restaurant se trouve entre le camping et l’église… Nous n’avons pas résisté à l’envie de s’arrêter boire des bières pour fêter notre arrivée en Islande. Moment très sympa. Nous étions seuls avec la petite mamie propriétaire du lieu. Étant donné qu’elle ne parlait pas anglais, nous étions obligés de nous servir nous même pour lui expliquer ce que nous voulions boire 🙂 Résultat : on a eu quelques difficultés à monter les tentes, mais on a eu assez chaud pour regarder le ciel se teindre de rose. Ah oui, on découvre aussi pour la première fois les joies de dormir dans un pays où il ne fait jamais nuit à cette saison !

Une dernière anecdote sympa qui est arrivée dans le bar. Il y avait un livre d’or posé sur la table. Après quelques verres, j’ai laissé un message un peu lourd du genre « Si comme moi tu es célibataire, n’hésite pas à m’envoyer un SMS » et j’ai laissé mon numéro. Deux mois plus tard, je reçois un SMS d’une française partie de Saint-Malo en voilier pour une magnifique aventure autour de l’Écosse, des îles Féroé et l’Islande. Croisière de rêve !

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Mickaël Jacinto
contact@travelsandfriends.com

Voyageur régulier souhaitant partager avec vous les images et récits de ses aventures aux 4 coins du monde !

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