Safari dans le parc de l’Akagera au Rwanda

Le Rwanda compte 3 parcs nationaux. Celui de la forêt de Nyungwe où nous avons pu faire la Canopy Walk, le parc des volcans avec ses célèbres gorilles et enfin le parc de l’Akagera. C’est ce dernier qui correspond à l’ultime étape de notre road trip au Rwanda avant un retour définitif à Kigali. C’est le lieu idéal pour profiter d’un safari calme, sans un flot de touristes trop important. Ceux me suivant déjà sur Instagram savent très certainement que j’aime beaucoup photographier les animaux sauvages en liberté. Ainsi, vous devinerez avec quel enthousiasme j’ai pu vivre mon premier safari !

Le parc de l’Akagera : un parc national immense

Le parc de l’Akagera, situé à l’Est du Rwanda, doit son nom à la rivière le bordant qui forme la frontière avec la Tanzanie. 2700 km² lui ont été réservé à sa création. Toutefois suite au génocide rwandais, il a été réduit pour accueillir une partie des réfugiés revenant de Tanzanie et d’Ouganda. A cette époque il ne comptait que 1100 km².  Mais à présent, il a repris ses dimensions initiales.

Contrairement, aux parcs des pays voisins, le parc de l’Akagera est encore peu fréquenté. Seulement 25000 touristes par an ces dernières années. Ce qui représente environ 65 visiteurs par jour. Ainsi, étant donné la superficie du parc,  vous pourrez vraiment profiter au calme des 8000 animaux que compte actuellement le parc. Toutefois depuis 2010, il est géré par une partenariat public-privé, grâce à une ONG. Ceci a pour effet de le développer de plus au point de vue touristique mais aussi écologique. Des programmes de protection et de réinsertion des animaux sont mis en place.

Pour visiter ce parc, il faut compter 2h depuis Kigali. Le parc ayant la particularité de n’avoir qu’une entrée et une sortie, diamétralement opposées. Il faut se lever tôt pour pouvoir le traverser dans la journée tout en ayant suffisamment le temps de profiter des animaux. C’est pourquoi nous avons quitté l’appartement avant 5h du matin. Il faut bien évidemment prévoir suffisamment de carburant dans le 4×4 puisqu’il n’y a fort heureusement aucune station service dans la savane. Il ne faut pas non plus oublier de prévoir suffisamment d’eau.

Néanmoins, il est possible de visiter le parc de différentes manières. Soit sur plusieurs jours en campant dans le parc dans des zones aménagées, soit de nuit pour mieux voir les fauves notamment, soit en bateau sur l’un de ses lacs. Quoiqu’il en soit ce parc est tellement immense que l’on peut apprécier les changements de paysages entre la partie Sud, avec ses collines et ses nombreux arbres, et la zone au Nord, qui est plus plate et herbeuse.

Les 30 dernières minutes pour rejoindre l’entrée du parc se font sur une route non bitumée en traversant les villages. Il faut être prudent car en se suivant la visibilité est fortement limitée avec la poussière. L’accueil des visiteurs se fait dans un lodge, situé quelques kilomètres après l’entrée du parc. C’est également un lieu où vous pourrez observer les squelettes de nombreux animaux… avant d’en approcher plusieurs centaines de bien vivants.

Un safari dans le parc de l’Akagera parmi plus de 8000 animaux sauvages

Avant même d’arriver au lodge d’accueil, nous avions déjà rencontré un buffle en bord de chemin. Et tout au long de la journée nous avons eu la chance d’observer de nombreux animaux sans même avoir besoin de faire beaucoup d’efforts. Nous avons pu voir de nombreux animaux et certaines espèces à plusieurs reprises : des zèbres, des girafes, des singes, des phacochères, des babouins, des antilopes, des élands du Cap, des impalas, des topis, de très nombreux oiseaux… Et même des mouches, enfin je crois ! En effet, un passage du safari se fait obligatoirement les fenêtres fermées, tellement une espèces d’insectes volants y est présente… et essaye d’envahir l’habitacle !

Toutefois, nous avons pu approcher d’autres espèces de plus près. Par exemple, à plusieurs reprises en longeant des points d’eau, nous avons croisé des hippopotames et des crocodiles. Mais dans le parc, il est possible de descendre de voitures à « hippo beach ». Ce lieu porte bien son nom, car à notre arrivée, il était une dizaine en train de brouter sur la rive. Non loin d’eux, un crocodile que nous avons approché à moins de 5 mètres. Étonnamment, en étant si prêt de lui, je n’étais pas tellement effrayé car je le voyais bien… j’avais plutôt peur que l’un de ses copains surgisse par surprise de l’eau 🙂

Sinon au cours de la journée, notre guide a essayé de nous amener aux différents endroits où les éléphants ont leurs habitudes. Malheureusement, nous n’avons pas en trouver. Est ce une bonne ou une mauvaise chose, vu ce que notre guide nous en a dit… En effet, ce sont les seuls animaux pour lesquels il a un peu d’inquiétude. Ils leur arrivent de s’en prendre aux voitures des touristes. Curieux en rentrant j’ai donc fait quelques recherches sur le sujet. J’ai appris qu’il y a surtout un éléphant dans le parc qui a mauvaise réputation. Ce pachyderme, qui va bientôt avoir 45 ans, aurait renversé la voiture de la consule de France en 2005 et poussé le 4×4 de touristes belges dans l’eau en 2011…

En tout cas, même si nous n’avons pas pu voir d’éléphants, nous avons eu la surprise de voir traverser un léopard juste devant notre véhicule. De toute manière, nous n’avons pas pu voir toutes les stars du parcs, notamment les lions et les rhinocéros… Mais ce n’est pas vraiment leur faute, mais surtout car nous avons eu un soucis technique sur l’un des 4×4 : plus de  freins alors que nous avions fait à peine la moitié du parc. La solution trouvée par le guide est assez étonnante. En effet, le choix a été d’accélérer afin de mieux rebondir entre les trous, afin d’éviter d’utiliser le frein à chaque déformation du chemin. Ainsi nous avons eu moins l’occasion d’observer les animaux dans la suite du parcours… Mais toujours assez de temps pour attraper de beaux coups de soleil ^^

Comme toujours, vu que j’ai une nature plutôt optimiste, j’ai plutôt trouvé que cette avarie avait provoqué du positif : elle m’a permis de découvrir les joies des bus rwandais pour le retour à Kigali ! En effet, c’est assez étonnant pour moi qui connaissait encore peu l’Afrique. Ici ce sont des mini bus avec 2 rangés de deux sièges de chaque côtés et des strapontins dans l’allée. Ainsi, à chaque arrêt quasiment, les gens de l’allée doivent se lever pour laisser sortir les autres. Et encore cela c’est sans compter sur les nombreux sacs de produits agricoles entassés entre les sièges. Comme souvent ici le Rwanda nous offre de beaux contrastes entre tradition et modernité. Par exemple, dans le bus, il y a le chauffeur et une seconde personne chargée de descendre du bus à chaque arrêt pour faire payer les gens souhaitant monter. L’ouverture et la fermeture des portes, qui ne sont pas mécaniques, font également parties de ses attributions. Ainsi, il n’est pas rare que le moindre arrêt sur de longs trajets comme celui-ci puisse prendre 2 à 5 min. Toutefois malgré la conduite un peu brusque parfois des chauffeurs, le bus est un moyen de transport relativement rapide pour les voyageurs. Et vous savez quel est le comble du confort dans ses bus et qui marque une modernité absente de la plupart de nos bus européens ?… Il y a le wifi gratuit ! 🙂 En effet, le réseau mobile du Rwanda est vraiment très efficace. De grands efforts ont été fait pour que l’ensemble du territoire permette de capter un signal 4G.

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Mickaël Jacinto
contact@travelsandfriends.com

Voyageur régulier souhaitant partager avec vous les images et récits de ses aventures aux 4 coins du monde !

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